Palme d'Or Cannes 2009
Un village de l'Allemagne du Nord protestante.
1913-1914. A la veille de la Première Guerre mondiale.
L'histoire des enfants et adolescents d'une chorale dirigée par l'instituteur du village, leurs familles : le baron, le régisseur, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans.
D'étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d'un rituel punitif.
Qui se cache derrière tout cela ?
De vrais lauriers Le festival de Cannes a vraiment sa raison d'être quand un grand cru de la sorte est valorisé et diffusé aussi largement, grâce à son prix. La mise en scène est un chef d'oeuvre d'orfèvrerie, le climat rendu de l'époque et l'esprit des contrées décrites, sont passionnants. On arrive à mieux comprendre cette société disparue et la lourde chape de moralité, culpabilité et volonté de perfection apparente de la communauté. Le paternalisme dur, froid, égocentrique et qui n'est jamais contredit en apparence, est parfaitement décrit lui aussi. Pas étonnant que la vie, les frustrations, la créativité se manifestent au travers d'une violence sourde. La première guerre mondiale balayera cet ancien monde.
Chef d'oeuvre.
Un chef d'oeuvre Le ruban blanc est un chef d'œuvre absolu et ceci pour plusieurs raisons :
- une peinture précise et marquante d'une société disparue, en tous les cas dans nos contrées.
- des personnages et des acteurs inoubliables qui nous font partager de manière intense leur vie, leurs émotions et leur destin.
- une description saillante des rapports sociaux, de la (non)-communication, des croyances, de la place de la femme.
- une société en noir et blanc soulignée par l'esthétique du film. Il n'y a pas de milieu entre le bien (blanc) et le mal (noir).
- une évidence : la violence sourde et cachée, conséquence de l'impossibilité de se révolter, de contredire, de simplement parler.
- une compassion existante mais toujours liée à la culpabilité, à la crainte de Dieu et du Diable, à la crainte du père, à la crainte du maître.
- une explication très intéressante du déclenchement de la première guerre mondiale avec une population européenne acceptant le suicide collectif sans broncher. Cette guerre changera la société et notamment la place des femmes qui commenceront à se libérer dans les années 20.
Un chef d'oeuvre Le ruban blanc est un chef d'œuvre absolu et ceci pour plusieurs raisons :
- une peinture précise et marquante d'une société disparue, en tous les cas dans nos contrées.
- des personnages et des acteurs inoubliables qui nous font partager de manière intense leur vie, leurs émotions et leur destin.
- une description saillante des rapports sociaux, de la (non)-communication, des croyances, de la place de la femme.
- une société en noir et blanc soulignée par l'esthétique du film. Il n'y a pas de milieu entre le bien (blanc) et le mal (noir).
- une évidence : la violence sourde et cachée, conséquence de l'impossibilité de se révolter, de contredire, de simplement parler.
- une compassion existante mais toujours liée à la culpabilité, à la crainte de Dieu et du Diable, à la crainte du père, à la crainte du maître.
- une explication très intéressante du déclenchement de la première guerre mondiale avec une population européenne acceptant le suicide collectif sans broncher. Cette guerre changera la société et notamment la place des femmes qui commenceront à se libérer dans les années 20.
extraordinaire! Film d'une justesse à couper le souffle, chef-d'oeuvre d'un véritable génie qui arrive à raconter le schéma social villageois d'une époque révolue.
cinemax Très beau film!
Une reconstitution magistrale: costumes, pratiques, rythme de vie, valeurs morales, tout y est... quand en plus le film propose une analyse sociétale sur les racines de la violence, j'adore!
magnifique mais cruel Quel film, tout est implicite, tout est à moitié caché, rien n'est véritablement montré. Mais quelle magnifique description d'une société qui tentait d'être parfaite, mais qui a vite montré ses limites. C'est dur, mais extrêmement bien filmé, c'est puissant, le noir et blanc est totalement justifié et c'est une leçon d'allemand pour ceux qui maitrisent cette langue. La palme d'or est totalement justifiée, mais on ressort un peu secoués.
Film tendu! Une excellente réalisation que ce Ruban Blanc tout en tension, non-dit, frustration... Une photographie superbe, et des personnages très forts.
A voir!
surprenant D'un esthétisme magnifié, d'une sobriété toute protestante, d'une rigueur exceptionnelle… mais, avec ces qualités, pourquoi ne s'ennuie-t-on pas? Allez voir, vous le saurez…
Impressionnant ! Le film d'Haneke impressionne : sa mise en scène est d'une rigueur indiscutable, le noir et blanc s'avère d'une beauté profonde, la puissance émotionnelle des personnages - adultes et enfants - ne nous lâche plus... Comme à son habitude, le réalisateur autrichien nous laisse nos interrogations, nos doutes, nos douleurs et nos craintes.
La faute des peres Noir et blanc. Dehors et dedans, mais surtout dedans : à l'intérieur des familles, des relations et aussi des maisons (absolument magnifique : les intérieurs des maisons et leurs cotés sombres, éclairé presque par hasard).
Un film d'un réalisme sombre et dur (mais "normal") ou il n'y a pas la place pour un sourire (sauf timide et naïf) ou pour le sarcasme. C'est juste comme-ça...
Derrière les barrières/façades (maison, portes, bureaux, églises...) se cachent les injustices, la souffrance et la violence, qui donnent naissance au mal.
La guerre changera l'Histoire mais aussi les histoires des sociétés, même des + petits bleds perdus, jusqu'à dans les maisons.
Le mal engendré prendra forme et il ne se cachera plus.
Un sujet lourd, bien filmé et pas pathos! Les acteurs sont tout simplement parfaits. Le sujet est lourd mais le film est bien rythmé et l’esthétique est belle. Pas de pathos mais un déferlement de sentiments très bien traités.
Belle représentation... Film prenant, personnages intéressants.Décor historique permettant de comprendre une époque d'avant guerre mal connue: autorité paternelle, violence cachée, éducation sévère qui a ses répercussions, symbole de l'église, etc.
A voir..
ruban générationnel Sentiments mitigés et chamboulés à la sortie de ce film, de cette plongée dans le temps. Tantôt on se retrouve spectateur critique et quelque peu sans voix face à ce moment d'histoire qui paraît si loin de notre réalité, de notre époque. Tantôt on devient acteur, on est envahi par toutes ces frustrations et ces peurs infantiles, on éprouve de la violente colère et de la profonde tristesse. S'autoriser à vivre ses émotions demeure le pilier du développement de l'individu et des sociétés. Ce film en est un exemple puissant, le lien avec les terrifiants événements survenus lors de la seconde guerre mondiale est effectivement imaginable, mais il est dangereux de définir une cause unique. Il s'agit d'un cercle sans fin, on peut l'analyser depuis le début du 20ème siècle comme depuis celui du 18ème, comme depuis aujourd'hui tout est lié, il n'y a pas la responsabilité d'une et unique génération.
Superbe et Chiant à la fois Le film est esthétiquement superbe. La musique n'est qu'intradiégétique et l'image est splendide. Le propos du film est intéressant, mais l'obligation de tenter de "comprendre" par la première phrase d'introduction que le personnage principal nous raconte est extrêmement mauvaise: film tentant d'expliquer éventuellement le totalitarisme allemand conduisant à la Seconde Guerre Mondiale, le réalisateur nous embarque en dénonçant ce totalitarisme et cette rigueur tout en nous obligeant à ne comprendre que ce qu'il veut nous faire comprendre. Haneke joue au Michael Moore de la Fiction. Il focalise les origines éventuelles du totalitarisme dans le Nord protestant de l'Allemagne omettant le fait qu'à l'époque le rigorisme était de mise un peu partout dans les sociétés religieuses européennes, et que le totalitarisme a aussi pris racine en Autriche, pays non plat, non protestant, enfin bref, l'antipode du village et de la situation qu'Haneke nous décrit pour tirer les origines de ces maux. On oublie aussi qu'Haneke n'est pas allemand mais autrichien. Oeillières historiques? Déni de l'histoire? Il n'y a pas de possibilité pour le spectateur de comprendre autrement, tout est dit et montré, sans rien dire ni montrer. Film certes digne d'une récompense pour la maîtrise parfaite de l’image et de la caméra, Cannes nous a habitué à des récompenses plutôt trafiquées, la Présidente du Festival étant la "muse" du réalisateur... De là à donner une palme d’Or…
Oeuvre cinématographique Je rejoins la critique de Ouvaton.
Les points positifs ne manquent pas pour ce film : les acteurs sont magnifiques, la mise en scène est très efficace, l'atmosphère du film est réussie à un niveau impressionnant. Ce que j'en retiens avant toute chose, c'est la maîtrise du réalisateur. Voici donc une oeuvre cinématographique totalement maîtrisée, presque "parfaite".
Ceci dit, cela suffit-il à faire un bon film ? Pendant près de 2h30 on assiste au déroulement de la vie d'un petit village et de ses habitants. Des évènements tragiques surviennent. Le film s'achève. On comprend bien que le réalisateur a choisi de ne pas nous donner plus d'explications qu'en ont les protagonistes. Donc, au final, que reste-t-il ?
Je conseillerais ce film sans hésiter à un amoureux du 7e art, et en cela je comprends qu'il se soit vu décerner la Palm d'or. Mais je ne peux pas m'empêcher de penser quelque part qu'il s'agit d'un film parfaitement maîtrisé, mais qui n'apporte quasiment rien au spectateur. Un livre peut être écrit de façon magnifique. Ce n'est pas pour autant que j'aurais forcément envie de le lire.
Lent et vague Film très bien réalisé, décore, costume et jeu des acteurs très bien...mais le film et très lent, et la caméra se ballade partout, sans vraiment aller chercher à analyser quoi que ce soit. C'est comme regarder euronews sans commentaire....on aime ou on aime pas, j'ai pas aimé.
Déçu au final Très belle image en noir et blanc. Mais pour tout dire, j'ai eu l'impression de voir pendant 2h30 la vie de village paysan de mes grand-parents (en Suisse). Avec les figures habituelles que sont le curé ou pasteur, le médecin, le prof d'école et encore le bourgeois qui possède les terres. Et autour les familles nombreuses paysannes qui doivent suivre les dictats imposés de ces figures de l'autorité. On voit bien que ces figures là ont aussi des failles et des secrets, mais on ne doit pas les mettre en avant. Alors on cache tout, on se tait et on se venge en cachette. On se laisse prendre à cette vie de village et on sent la tension monter graduellement, mais au final rien n'éclate, tout le monde se tait ou disparait, tout reste caché, dommage.
Formalisme Michael Haneke est un grand professionnel. De toute évidence il sait construire un film, diriger des acteurs, raconter une histoire. Chapeau. Et il a des idées. Trop même: elles se VOIENT. Le choix du noir et blanc, par exemple terriblement pédagogique... Son esthétique depuis les grandes options jusqu'au moindre détail a quelque chose de voulu, de délibéré, de fabriqué.
Or, selon moi, l'art ne consiste pas à montrer son savoir faire, il consiste à le faire oublier.
Personnellement je ne vais,pas au cinéma pour qu'on me démontre quoi que ce soit. Les leçons de sociologie, d'histoire ou de morale me laissent de glace.
Pour nous persuader du poids des conventions et de la morale religieuse, est-il indispensable d'être si raide, si convenu, si semblable au fond avec ce que l'on prétend dénoncer?